28/03/2007Travailler, encore De l'âge de 21 ans à celui de 31 ans, je crois que j'ai beaucoup travaillé. Beaucoup trop. Beaucoup trop accumulé de richesses. A cette époque je croyais que le travail était une valeur en soi. Des semaines de 70 heures. Pas -- ou trop peu -- de vie à côté.
Certaines ruptures ont fait évoluer mon état d'esprit.
Désormais, je crois plus simplement que le travail est une activité rendue nécessaire par les contraintes actuelles (se loger, s'habiller, manger pour ne point dépérir). Mais le travail : c'est n'est plus une valeur qu'il faut aimer pour telle.
Dans cette perspective je me dis : j'ai mis de l'argent de côté -- un peu -- et je suis encore jeune au sens des tables de mortalité publiées par l'INSEE. Il m'incombe donc de faire un choix. Vivre davantage maintenant ou thésauriser pour une retraite soumise à aléas.
Pourquoi, me dis-je, pourquoi ne pas lever le pied de la pédale d'accélérateur : et vivre un peu ?
Voilà où j'en suis, actuellement.
27/03/200724/03/2007Les forums sur GA
Sont-ils les nouvelles pissotières ?
On peut le croire...
22/03/200721/03/2007Dîner ce soir avec O. O. est un de mes premiers amours. Il vit désormais avec sa femme à Londres. Il a un enfant et sa femme attend le deuxième enfant.
O. est souvent à Paris, ces temps-ci, pour le boulot. Il est devenu riche ; dans la City on gagne beaucoup d'argent. Je lui ai dit que j'aimerais arrêter de travailler, vivre de presque rien : lire, écouter de la musique. Il ne comprend pas cela.
17/03/2007Moi sur Second Life Guill Huet pour vous servir.

Je viens de m'inscrire dans cet univers bizarre. Je ne comprends pas encore tout.
Mais ce truc a l'air d'être une véritable tuerie.
Le coup de poignard dans le dos
On se le rappelle : Chirac a annoncé dimanche soir qu'il ne chercherait pas un nouveau mandat. Certains s'attendaient à ce qu'il formule en séance un message en faveur du Nain.
Il n'a pas donné de consignes de vote pour tel ou tel candidat. Des journalistes avaient alors dit que Chirac attendrait quelques jours, et qu'il s'exprimerait dans le courant de la semaine.
La semaine est écoulée. Aucune consigne n'a encore été prononcée par Chirac. On sait bien que le Nain attend son adoubement. L'adoubement était la cérémonie durant laquelle le jeune noble recevait ses armes. Venant de Chirac, on n'est jamais sûr que les armes ne seront pas un poignard, et planté dans le dos.
On entend désormais à droite et à gauche que Chirac pourrait parler lundi 19 mars, après la validation des candidatures.
Quelque chose me dit que Chirac ne va pas s'en aller sans une ultime manoeuvre. Il n'a pas l'expérience de quarante ans de coups tordus pour rien.
16/03/2007Le sexe et Libération de ce mercredi Le journal a présenté une grande enquête sur la sexualité des Français. Libération est en difficultés financières, il faut bien faire des ventes.
En page 3, le résultat d'une étude de l'Inserm et de l'Ined donne ce résultat amusant :
Les relations homosexuelles
[...]
L'enquête fait apparaître une grande disparité selon l'âge et le niveau social. 15% des hommes à bac+2 et à Paris ont eu une relation homosexuelle. Ils sont cinq fois moins nombreux dans les communes rurales.
Il y a de l'espoir. Puis-je extrapoler et me dire que 37,5% des hommes à bac+5 et à Paris ont eu une relation homosexuelle ?
12/03/2007Mon petit doigt me dit... Que Chirac a eu un discours qui appelle en langage diplomatique à voter pour Bayrou.
A suivre...
Le mot : « cohésion » rappelle plus le discours de Bayrou que celui de Sarkozy.
« D'abord, ne composez jamais avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre. Dans notre histoire, l'extrémisme a déjà failli nous conduire à l'abîme. C'est un poison. Il divise. Il pervertit, il détruit. Tout dans l'âme de la France dit non à l'extrémisme.
Le vrai combat de la France, le beau combat de la France, c'est celui de l'unité, c'est celui de la cohésion. Oui, nos valeurs ont un sens ! Oui, la France est riche de sa diversité ! Oui, l'honneur de la politique, c'est d'agir d'abord pour l'égalité des chances ! C'est de permettre à chacun, à chaque jeune, d'avoir sa chance. Ce combat, malgré tous les obstacles, et même si je mesure le chemin qui reste à parcourir, il est désormais bien engagé. Il doit nous unir dans la durée. C'est l'une des clés de notre avenir. »
A suivre...
11/03/2007Pas de forces de l'esprit chez Chirac En écoutant tout à l'heure la nouillerie de Chirac, je ne pouvais m'empêcher de repenser au dernier discours marquant de Mitterrand. Ce discours était prononcé le 31 décembre 1994.
Après des banalités sur l'Europe, la croissance et la misère en général, le discours de Mitterrand se terminait par ces phrases étranges :
« L’an prochain, ce sera mon successeur qui vous exprimera ses voeux. Là où je serai, je l’écouterai le coeur plein de reconnaissance pour le peuple français qui m’aura si longtemps confié son destin et plein d’espoir pour vous. Je crois aux forces de l’esprit et je ne vous quitterai pas. Je forme ce soir des voeux pour vous tous en m’adressant d’abord à ceux qui souffrent, à ceux qui sont seuls, à ceux qui sont loin de chez eux. Bonne année, mes chers compatriotes. Bonne année et longue vie. »
On s'interroge toujours sur un éventuel sens caché des « forces de l'esprit ». Ou bien, il n'y a pas de sens ? Dans tous les cas ça a de la gueule.
L'extrait audio du discours de Mitterrand est ici.
10/03/2007Achat du jour
Je suis conscient qu'écrire est un exercice difficile.
On peut bien sûr faire des phrases avec un sujet, un verbe et un complément. Soigner la ponctuation. Limiter les fautes d'accord.
Mais depuis quelques temps, je me rends compte que les automatismes appris ne sont pas suffisants pour écrire correctement.
Comme à chaque fois que j'essaie de progresser dans un domaine, je me documente. D'où cet achat.
Un jour peut-être, j'arriverai à faire illusion et rédiger des textes solides, à défaut de littérature.
Réaction du vendeur : « - mais c'est la Bible ! Les gens le gardent toute leur vie... »
Le film pédé du mois Les traditions se perpétuent. Quand un nouveau film d'André Téchiné sort en salle, je vais le voir dans la semaine. C'est comme ça depuis des années.
Vendredi soir, direction l'UGC des Halles, pour la séance de 20 heures. Classique : plein de petits couples proprets, qui sortent du boulot. Jolis costumes cravates. On est entre pédés du monde, ici, madame.
Bon, moi j'étais seul, Libé sous le bras.
Le film commence mal. Il se déroule mal, et finit un peu moins mal. Aucune trace d'émotion ni de vérité. Filmé mécaniquement, sans recherche, ni dans les prises de vues, ni dans la lumière. L'histoire se déroule avec une mise en abyme : le récit commence et se clôt sur la machine à écrire d'Emmanuelle Béart, le témoin de l'histoire. La technique, cuite et recuite, n'apporte rien à la narration.
C'est "J'embrasse pas" au pays de "Manon des sources", le talent en moins.
Le choupinet du film, Johan Libéreau, pourtant profond dans "Douches froides" est ici banal. Michel Blanc n'est en aucun cas crédible dans le rôle du professeur de médecine homosexuel. C'est triste.
L'histoire reprend le vieux thème, pourtant bien mis en scène dans "J'embrasse pas" : le jeune pédé qui monte de sa province pour connaître la vie parisienne et rencontre des protecteurs plus âgés. Rien de neuf, donc. L'autre problème est que l'on ne cesse de penser au jeu magnifique de Philippe Noiret, par contraste. Impression désagréable que l'on veut faire du neuf avec du vieux.
"Manon des sources", on y pense aussi tout le temps : scènes dans le sud de la France. La vacuité du jeu d'Emmanuelle Béart ici fait regretter les films plus anciens.
Pourquoi, donc, avoir filmé "Les Témoins" ? Ce long métrage n'apporte rien à la carrière du réalisateur ni à celle des acteurs, n'apporte rien aux spectateurs. L'histoire est vaine, aussi : tout a été dit, entre "Les Nuits Fauves" et "J'embrasse pas".
Parmi les moments pathétiques : l'apparition de Jacques Nolot comme patron de l'hôtel de passe. Impasse de trésorerie ? Impôts à payer ? Ou bien est-ce une écriture sous contrainte : dans un film de Téchiné, il faut voir une scène avec Nolot ?
Le seul moment correct du film : la scène où Libéreau, malade, veut revenir dans le jardin des plaisirs. C'est à la fin. C'est onirique.
Par esprit d'apaisement je ne vais pas revenir sur les anachronismes (on est supposément en 1984, mais la Tour Saint-Jacques est montrée bâchée - ravalement actuel...). Je ne vais pas non plus insister sur l'utilisation d'une chanson des Rita Mitsouko dans une scène aseptisée : les années 1980, c'était beaucoup plus trash.
Bref, je suis déçu, car la matière existe, qui aurait pu donner naissance à un grand film.
08/03/2007Lecture en cours...
C'est un livre très bien écrit, avec des vraies fautes de traduction, comme on les aime.
Il raconte des choses qui chavirent le coeur.
Ce livre m'a été donné par mon ancien chef.
J'en dirai plus ici une fois que je l'aurai fini.
Sinon pour le début : rencontre d'un puceau et d'une femme de 35 ans qui réside dans une bourgade d'Allemagne. 01/03/2007A l'instant sur Radio Classique Concerto pour violon et hautbois de Bachpar Nigel Kennedy et le Philharmonique de Berlin.
Mouais. Beaucoup moins de tenue que le concerto dirigé par Bernstein. Choupinou Power Parce que Jean Lecanuet le vaut bien.
Sexy boy.  |
| « Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis. »
Francois Villon
« Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous en serons au temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur »
Le blog de Guilll vous regarde
Le portrait de Guilll vous a à l'oeil
Le tableau du fond de l'écran est mis ici avec la très aimable autorisation de l'artiste, qui en conserve tous les droits de copie : Michel Giliberti. |