30/04/2007Aujourd'hui, rien
Demain on verra.
29/04/2007Ce soir, barbecue dans le 8è à Paris E. m'a invité à dîner ce soir chez sa soeur, dans le nouvel appartement de sa soeur, qu'elle occupe avec son ami, son fils et sa grand-mère.
C'était soirée barbecue. Je ne crus pas qu'il fût possible de faire un barbecue en plein Paris. En fait, oui : la soeur d'E. a un appartement en dernier étage d'un immeuble haussmannien avec une terrasse. Quel luxe !
Dîner sur la terrasse, petits vins et grandes discussions. Puis fin de soirée dans le 18è, ancien quartier d'E.
Je rentre à l'instant.
27/04/2007Demain, déjeuner avec mon camarade E.
E. est je crois l'ami parmi mes amis que je fréquente depuis le plus longtemps. Nous nous sommes rencontrés il y a près de vingt ans. Dès le jour de la rentrée en classe de seconde, dans le grand lycée, nous avons trouvé des choses à nous dire.
Nous débarquions chacun de notre collège et étions impressionnés par ce lycée, un bâtiment classé, construit il y a plus de deux cents ans. Nous étions jeunes, sérieux, ambitieux.
E. a été la première personne auprès de qui j'ai fait mon coming-out. Il a une manière simple de débattre de la sexualité, des relations entre les gens. De formuler sans pudeur aussi ses propres interrogations.
E. est un Don Juan au sens presque pathologique du terme. Combien de fois nous avons discuté de ses conquêtes féminines dont on ne peut tenir la liste. De sa fiancée de toujours, N., qui est partie avec un autre.
Avec E., ça été l'époque des premiers joints, auxquels j'ai toujours préféré la morsure du whisky âgé.
Avec E. : les vacances au fin fond des Alpes, dans la vieille 504. Les randonnées en montagne sans carte - des fois nous trouvions un refuge... Les concours de déclamation de poésie à quatre heures du matin.
E. est un garçon d'une intelligence pure, doté d'une mémoire peu naturelle.
Quand je dis intelligence, c'est à la fois la capacité de faire des rapprochements saisissants entre des systèmes de pensée, et la capacité de déchiffrer le mode de fonctionnement d'autrui. Combien de fois, à des terrasses de café ou dans des bars, il a interpellé des inconnus, les a fait parler, les a séduits puis apprivoisés.
Il y a une dizaine d'années, j'avais perdu de vue E. Nous nous sommes retrouvés par hasard Gare de Lyon, et cela fut comme si nous ne nous étions jamais quittés. On peut désormais rester six mois sans nouvelles de l'un et de l'autre et nous savons que, tout naturellement, nous reprendrons contact.
E. est désormais de retour d'une longue expatriation à New-York. Il travaille maintenant à Bruxelles. Nous nous verrons plus souvent, donc.
J'ai simplement eu son appel sur le portable aujourd'hui.
-- Salut, c'est E., je suis de passage à Paris pour le week-end. On se voit quand ?26/04/2007En campagne - 2 "Une fois assuré[e] du dévouement de tes amis, observe à quelle catégorie de jaloux, à quels ennemis tu as affaire, et dans quelles dispositions ils sont. Il y en a de trois sortes : ceux que tu as offensés, ceux qui te détestent sans raison aucune, et enfin les amis authentiques de tes concurrents.
Ceux que tu as offensés en défendant, contre eux, un ami, présente-leur de réelles excuses en faisant ressortir les obligations auxquelles te liait l'amitié tout en leur laissant espérer que, s'ils deviennent tes amis, tu sauras prendre soin de leurs intérêts, dans les mêmes circonstances, avec un égal dévouement.
Quant à ceux qui te détestent sans motif tâche de leur faire quitter d'aussi déplorables dispositions en leur rendant service, en leur fournissant des raisons d'espérer, ou en les assurant de ton dévouement à leur endroit.
Enfin, pour ceux qui nourrissent les sentiments les plus hostiles en raison des liens d'amitié qui les attachent à tes concurrents, use, avec eux, des méthodes précédentes et, si tu peux le leur faire admettre, montre-leur que tu n'as rien contre la personne même de tes concurrents."
Quintus Ciceron, Manuel de campagne électorale
En campagne "Quand on fait des promesses, pareille échéance est incertaine, éloignée dans le temps, et elle ne concerne que peu de cas. En revanche, en refusant, on est sûr de se faire des ennemis, et en foule."
Quintus Ciceron, Manuel de campagne électorale
Ce soir dans le métro
Un beau garçon en costume gris. Il est descendu à la station Pont-Marie.
25/04/200724/04/2007Lisons le programme de Nicolas SarkozyIci
Aujourd'hui, la politique d'accession à la propriété, extrait du chapitre : "Permettre à tous les Français d'être propriétaires de leur logement"
"Je veux permettre à chaque ménage d’être propriétaire, parce que la propriété est le rêve de chacun d’entre nous. Je vous permettrai notamment de déduire de votre impôt sur le revenu les intérêts de votre emprunt immobilier. Ceux qui ne paient pas l’impôt sur le revenu recevront une aide de l’État pour emprunter."
On rappelle que la déductibilité des d'intérêts d'emprunts pour l'achat d'une résidence principale était possible en France il y a quelques années et qu'elle est toujours possible dans d'autres pays européens. Ce n'est donc pas cette mesure en soi qui est intéressante à analyser mais le contexte dans lequel Nicolas Sarkozy la propose.
Je n'insiste pas sur la formulation floue : on ne sait pas si cette mesure est destinée au seul achat d'une résidence principale ou si elle est étendue à l'achat d'une résidence secondaire. On est aussi frappé par la formule "déduire de votre impôt sur le revenu". En général, ce type d'incitation fiscale permet de déduire des charges des revenus imposables et non pas de l'impôt lui-même.
Ensuite, je remarque l'idéologie qui sous tend le propos : "la propriété est le rêve de chacun". C'est une aspiration de beaucoup de monde de disposer d'un patrimoine permettant d'acheter un logement. Par contre, dans de nombreux cas, la location peut être préférable d'un strict point de vue financier ; préférable aussi en cas d'aspiration à une mobilité géographique.
Dire que "la propriété est le rêve de chacun" est faux d'un point de vue logique - tout le monde n'aspire pas à être propriétaire - et trompeur car cela occulte les possibilités de logement alternatives à la propriété. C'est donc une pétition de principe idéologique. Je traduis donc sans risquer de me tromper de beaucoup : "Moi, Nicolas Sarkozy, je pense que le bonheur des Français passe par l'accession à la propriété."
On retrouve ici une idéologie qui a été formulée aussi par George Walker Bush : "ownership society".
"Expanding Homeownership. The President believes that homeownership is the cornerstone of America's vibrant communities and benefits individual families by building stability and long-term financial security."
On sait par ailleurs que la sécurité financière ainsi proposée est une erreur. On voit aujourd'hui aux Etats-Unis d'Amérique l'effondrement d'une bulle spéculative immobilière qui laisse bon nombre de ces primo-accédants dans une situation où la valeur de leur maison est inférieure aux emprunts qui restent à rembourser. De nombreuses familles sont de ce fait plus que pauvres : elles possèdent moins que rien.
Nicolas Sarkozy semble ignorer cela.
L'on sait que la cherté actuelle du logement est en partie due à une augmentation vertigineuse des prix d'achat entre 1998 et aujourd'hui. Les prix au mètre carré ont presque doublé en France sur cette période. Le remède sain à cette situation est celui que la Banque Centrale Européenne (BCE) est en train de mettre en place : augmenter les taux d'intérêts - historiquement bas - afin de purger le prix des logements.
On note que Nicolas Sarkozy a vertement critiqué cette action de la BCE, ce qui est pour le moins incohérent avec son programme de permettre à tous de se loger. Soyons honnêtes : Ségolène Royal a aussi formulé cette critique envers la politique de la BCE. Heureusement nous savons que ni l'un ni l'autre ne pourront rien changer au fonctionnement de la BCE.
Par ailleurs, la question du financement de cette mesure n'est pas abordée. Une diminution sans contrepartie des rentrées fiscales se traduit en arithmétique par une aggravation d'autant du déficit budgétaire. L'on sait qu'il faut au contraire aujourd'hui diminuer la dette publique en réduisant les déficits budgétaires.
Cette proposition fondée sur des postulats fallacieux, cette proposition incohérente et contre-productive s'inspire des mots de George Walker Bush.
Ce n'est marqué nulle part, mais une population très endettée et rivée à son logement, obligée de travailler de façon docile pour payer ses mensualités est sûrement le "rêve" de Nicolas Sarkozy. 23/04/2007Les ennemis : l'abstention ou le vote blanc au second tour Comme beaucoup, j'ai été déçu que le candidat pour qui j'ai voté aujourd'hui ne soit pas au second tour. De manière évidente aucun des deux candidats qui sont au second tour ne me plaisent absolument, sinon j'aurais voté pour l'un des deux dès le premier tour. D'où la tentation de m'abstenir au second tour.
Mais Nicolas Sarkozy n'est pas Jacques Chirac ni Dominique de Villepin. Nicolas Sarkozy est le représentant d'une idéologie de droite d'affaires excessivement dangereuse. Cette droite d'affaires n'a pas encore été au pouvoir en France de façon absolue, même si certaines mesures prises par le gouvernement actuel ont été dans le sens de cette droite.
En matière d'économie, le but de Nicolas Sarkozy est de démanteler ce qu'il nous reste de services publics, au lieu de les faire évoluer progressivement dans un sens d'une meilleure gestion. Démanteler et privatiser : c'est le projet de Nicolas Sarkozy.
Un seul exemple : en matière de santé publique, le projet est de transférer aux assureurs privés la gestion des soins "profitables" (soins dentaires, optique, certaines opérations de chirurgie, etc.) et de laisser les pathologies lourdes à un service public qui n'aura plus les moyens de les traiter convenablement.
Par ailleurs, cette droite d'affaires ne s'encombre pas de scrupules sur le juste rôle de l'Etat. On l'a vu par exemple dans la volonté de l'exécutif de contrôler la justice.
Nicolas Sarkozy n'est pas un homme d'Etat.
Même si Ségolène Royal n'est pas le candidat idéal, on sait que le Parti Socialiste a des convictions républicaines certaines et des cadres de valeur pour rendre possibles ces convictions.
Pour que Nicolas Sarkozy ne soit pas Président de la République et pour que ses copains ne se servent pas de la France pour avantager leurs intérêts particuliers au mépris affiché de l'intérêt général, je vais voter pour Ségolène Royal au second tour.
Un des deux candidats sera de toutes façons Président de la République. Il faut absolument aller voter dans deux semaines et se prononcer pour l'un des deux. Pour éviter le pire, je crois qu'il faut voter pour Ségolène Royal.
Des choses importantes se sont produites durant ce premier tour. Le taux de participation est énorme. Le Borgne est renvoyé dans les poubelles de l'Histoire. On a vu l'émergence d'une volonté de construire des choses nouvelles et positives autour de François Bayrou. François Bayrou n'est pas au second tour. Evitons le pire : votons contre Nicolas Sarkozy. Et après il reste à continuer à construire le parti des gens de bonne volonté, notamment aux élections législatives.
Au vu du contexte actuel, Ségolène Royal Président de la République, épaulée par Dominique Strauss-Kahn, et une bonne représentation de l'UDF à l'Assemblée Nationale me semble un bien meilleur projet que mettre la clique Sarko à la barre. Essayons donc d'éviter le pire en allant résolument voter pour Ségolène Royal. Et ne laissons pas la main libre à Sarko en s'abstenant ou en votant blanc.
Les votes comptent.
21/04/2007Guilll scrutateur Demain matin - j'insiste sur le matin, je ne me lève tôt le dimanche que les jours de scrutin - j'irai mettre mon enveloppe électorale dans l'urne. Cela fait, je me proposerai comme scrutateur pour aider à dépouiller les enveloppes, le soir.
Le bureau doit fermer à 20h. Les scrutateurs retenus pour participer au comptage des voix seront donc dans une salle fermée au moment de l'annonce des estimations par les principaux médias. Ils devront passer environ deux heures à compter les bulletins à huis clos avant de connaître au dehors les tendances nationales.
Pourquoi donc se porter volontaire comme scrutateur au lieu d'être chez soi ou dans un lieu public et avoir le plus tôt possible les estimations précises des résultats et les commentaires ?
Pour ma part, j'aime participer à cette action citoyenne qui est le comptage et la vérification du bon déroulé du scrutin. J'aime être dans cette petite salle d'une école primaire, entouré d'une cinquantaine de personnes qui ne croient que ce qu'elles voient. Qui cochent très sérieusement les papiers officiels. Qui n'hésiteront pas à s'insurger contre toute tentative de fraude. Cinquante personnes mobilisées pendant deux heures pour vérifier scrupuleusement le nombre de voix d'à peine mille votants.
Les scrutateurs ? des jeunes, des plus vieux, des profs à la retraite, des experts comptables, des militants, des qui militent moins : qui vous voulez. Tous sont citoyens.
A l'heure de l'informatique reine, cette opération ne devrait durer qu'une seconde. Mais, dans une telle configuration informatisée, il n'y aurait pas la légitimité qu'apporte le témoignage moral de ces cinquante personnes qui ont tenu dans leurs mains les bulletins.
En plus il y a l'ambiance. Les scrutateurs sont généralement de tous bords, sont des gens désintéressés (bosser gratuitement deux heures). Les fraudes de grande ampleur sont ainsi rendues impossibles.
Lors du dernier dépouillement auquel j'ai participé - référendum sur la constitution européenne - il y a eu un incident. Le nombre d'enveloppes dépouillées, après centralisation des résultats de l'ensemble des tables de comptage du bureau, était inférieur au nombre des votants. Panique. Quelqu'un aurait-il volé un paquet d'enveloppes ? Ces enveloppes ont-elles été perdues ? Nous cherchâmes partout, jusque dans les corbeilles à papier : en vain. Nous étions à deux doigts d'appeler un représentant officiel pour juger de la chose.
Nous trouvâmes finalement les enveloppes manquantes dans l'urne, remisées là par mégarde. Soulagement et fin de comptage.
J'aime ces ambiances où chacun se sent investi d'un devoir important : montrer que le vote a été régulier. En cas de généralisation du vote électronique, nous perdront irrémédiablement ce droit à constater le bon déroulé des scrutins. Seuls des gens armés de mauvaises intentions ont intérêt au vote électronique.
Finalement Je crois que je n'ai toujours pas fait mon choix.
Brasserie habituelle Ce soir dîner à la brasserie de la place Maubert, le Canard Enchaîné sous le bras. J'y vais d'habitude les soirs de semaine depuis des années ; c'est la première fois que j'y mets les pieds un soir de week-end. Pourquoi ? Je ne sais pas.
Le serveur habituel n'était pas là. Le serveur habituel me sert évidemment sans que je lui demande la carte, car il sait depuis le temps ce que je vais lui commander.
Ce soir, un autre garçon était de service. Et, oh surprise, c'est un choupinou-pinet qui officie ! Le genre que j'adore : brun, gouailleur, chiennasse. Un vrai talent pour tenir la salle entière tout seul. Pas mal de touristes : un mot en mauvais italien pour prendre le menu des Espagnols qui dînent à la table d'à côté. Une blague graveleuse qui fait rire les deux mémères qui veulent boire un verre.
Boucle d'oreille, petit tatouage dans la nuque, cheveux coiffés à la 'djeuns. 25 ans environ, chemise blanche largement ouverte sous le gilet noir des serveurs de Paris. Beau mais pas tant que ça : le charme réside dans la façon dont il sourit, façon : je suis une pute, mais bien malin celui qui courra assez vite pour me prendre et je ne suis pas dupe !
J'aime Paris !
20/04/2007Soulagement Des fois, l'inspiration vient.
J'ai, ce soir, réussi à rédiger un document de synthèse sur le sujet passionnant des Future Premiums / Deferred Acquisition Costs / Intangibles qui donnera lieu, à ne point douter, à un article dans la presse spécialisée.
Il en faut peu pour mon bonheur.
18/04/2007Meeting de François Bayrou à Bercy Je rentre à l'instant du meeting et voici en quelques mots ce que j'en pense.
La mise en scène est sobre. Beaucoup de citations littéraires, et la lecture de La rose et le réséda m'a beaucoup ému.
Le candidat est clairement de droite. D'une droite que l'on peut cependant fréquenter, selon les termes du candidat et je crois que c'est vrai. Ce n'est pas une droite totalitaire car elle admet la présence d'individus qui sont de sensibilités différentes. Bon point, donc.
Sur les questions économiques l'approche est celle d'une droite traditionnelle : promotion de la petite entreprise, sans remise en cause du rôle de certaines entreprises nationales. L'Etat ne peut pas tout. Des réformes seront nécessaires pour faire évoluer le régime des retraites et diminuer la dette publique. Globalement, je suis d'accord avec cette vision.
Peu de questions sociétales abordées, sinon la volonté de faire cohabiter en paix l'ensemble de la nation. Par ailleurs, l'éducation est vue comme prioritaire. C'est classique, mais il n'y a rien à redire.
Volonté affichée de relancer la construction européenne avec la proposition de rédiger un nouveau texte de constitution limité à la formalisation du rôle des institutions et du contrôle de ces institutions. Je n'y trouve rien à redire.
Même si par beaucoup d'aspects j'ai une sensibilité de gauche, je n'ai pas vu d'éléments qui m'empêcheraient de voter pour Bayrou au premier tour. Sa vision des choses me paraît plus réaliste et moins partisane que celles des deux autres principaux candidats.
L'homme me plaît. Il sait qu'il existe dans ce pays des gens de pensées diverses mais qui peuvent se comprendre, s'ils montrent de la bonne volonté et s'ils raisonnent sur les faits et non en fonction de doctrines.
17/04/2007La culture-tuture du candidat Sarkozy
J'ai reçu aujourd'hui l'enveloppe qui contient les programmes officiels ( professions de foi) des candidats à l'élection présidentielle.
Nicolas Sarkozy a des ambitions en matière de culture et d'éducation. En quatrième page de son torchon il écrit :
« Je garantirai à tous vos enfants l'acquisition des connaissances et de la culture nécessaires pour réussir sa vie adulte. »
La phrase est lourde. Plus lourde encore la faute de français. Le sa devrait être un leur.
Bien sûr, on peut faire des fautes d'inattention. Mais je crois que le fait d'envoyer des papiers non relus aux électeurs est la preuve d'un profond mépris.Pourquoi pas lui ?
Pour télécharger l'invitation, c'est ici.
Bayrou Président.
Un an de plus Le portrait affiche :
Guilll
Loïc, garçon homo de 34 ans.
Actuellement connecté.
Hier c'était :
Guilll
Loïc, garçon homo de 33 ans.
Actuellement connecté.
Et cela ne fait que commencer !!!
15/04/2007Pour les présidentielles, j'ai pris parti ! Votez Pierre Dac !
13/04/2007Vendredi 13 et 25è symphonie Je ne suis pas superstitieux. Mais mon côté inquiet m'oblige à me méfier des signes. Levé ce matin avec une appréhension pour la journée qui commençait, je dois me rendre compte que ce vendredi 13 m'a finalement été favorable.
Au travail, le projet en cours -- englué en début de semaine dans des marécages poisseux -- a connu des avancées inespérées. Un déclic a eu lieu, que je n'espérais plus. Je repars sur des bases solides sur lesquelles je n'aurais pas misé un centime hier.
Le temps aussi était parfait. Temps doux, lumineux. C'est la saison que j'aime le plus. Il ne fait pas encore trop chaud.
A croire que tout le monde s'est mis de la partie, ou bien est-ce mon état d'esprit positif qui m'a fait voir le bon côté de chaque chose ? Dans le métro j'ai eu l'impression de ne côtoyer que des choupinets en petites chemises. C'est un signe, ça !
Pour la première fois depuis quelques semaines mon esprit se libère. L'impression heureuse que je reprends le contrôle des choses ; la confiance en les forces de l'esprit et du corps.
Dans la tête j'ai la musique de la 25è symphonie de Mozart, tout en enthousiasme et ambition. C'est le printemps !!! Je reprends la barre du bateau et le vent se lève.
Où je voudrais être en ce moment
L'aber Ildut. 11/04/2007Pour vivre libre Cette pétition circule actuellement sur l'Internet.
L'on demande de résister au fallacieux vote électronique. Il faut résister.
Souvenez-vous que le vote via des bulletins en papier est le seul qui permet de s'assurer de la vérifiabilité des sources. Le vote papier est un moment convivial, le soir des élections. Chaque citoyen peut participer au dépouillement des voix.
10/04/2007Un excellent blog pédéJ'ai trouvé, via un lien quelque part posé sur GA, un excellent blog pédé qui, je crois, devra plaire à beaucoup.
Je ne sais pas qui est derrière ce blog, mais il a beaucoup de talent.
09/04/2007Les lundis au soleil Le problème du lundi de Pâques est que beaucoup de marchands de journaux sont fermés. Flemme de traverser tout Paris pour acheter Libération du jour. Je n'ai pas lu Libération aujourd'hui.
En même temps, le Libération du lundi n'est plus ce qu'il était depuis la disparition de la chronique d'Eric Dahan, Nuits Blanches.
Pour me consoler, je vais acheter dès que possible Night Reporter, une compilation des meilleures chroniques de l'auteur parues dans Libération. Le livre doit fort opportunément sortir demain.
L'auteur s'est exprimé sur le sujet dans une interview donnée à Technikart.
Je regrette le temps où l'on pouvait lire tous les lundis les aventures de l'auteur, plongé le week-end dans des soirées pas possibles, qui se terminaient parfois dans le loft de Pascal Houzelot. Le mystérieux Le Serpent n'était jamais très loin non plus.
Quelqu'un sait-il qui est Le Serpent ?
08/04/2007Je viens de la recevoir.
Et je vais m'en servir.
Je souhaite aussi pouvoir dépouiller les votes en papier le soir des élections, comme d'habitude.
Aussi, je m'oppose aux machines à voter.
06/04/2007Un semaine finie et un long week-end devant moi Ayé. Ai passé cinq jours encore dans la jongle des finances modernes. Une semaine de plus au compteur.
Il a fallu que :
-- J'organise un séjour à Paris fin juin pour des correspondants du Monde entier. Résultat : un dîner prévu sur une péniche. Comme cela ils verront Paris.
-- Je fasse des pieds et des mains pour que la compagnie X. comptabilise ses refinancements en dettes financières. Merci, le régulateur.
-- J'achète le Canard Enchaîné de la semaine. Mais n'ai pas eu le temps de le lire.
Alors, pour ce week-end : je reste à Paris.
05/04/200704/04/2007Mois d'avril
Le mois d'avril, je l'aime bien.
Après le traumatisme du changement d'heure, on sait que les soirées seront longues. Je suis un homme du soir. Livré à moi-même, je me lève naturellement à 13 ou 14:00. Bon, de temps en temps, il y a les contraintes du travail, et il faut être au bureau vers 9:00.
Il n'empêche : le mois d'avril marque le début de la belle saison. La belle saison, pour moi, ce sont les deux mois d'avril et mai. Il fait jour, sans que la chaleur alourdisse encore les gestes. D'ici quelques jours je pourrai me déplacer vêtu d'une simple veste, sans manteau ni imperméable.
03/04/2007Mixité au travail Fait nouveau : nous avons désormais à la réception de nos bureaux un « hôte d'accueil ». Il siège à côté de la traditionnelle bimbo. C'est un petit choupinou d'à peine vingt ans, blondinet et souriant. Merci à la parité.
La semaine dernière, j'ai appelé une consoeur d'un cabinet concurrent. Je suis tombé au téléphone sur son secrétaire. Merci à la parité.
Dans le service il y a, j'ai compté, cinq fois plus de filles que de garçons.
Allons, encore un effort pour la parité !
01/04/2007Une semaine de plus au compteur
1. Le décalage horaire imposé de tout en haut pour de fumeuses raisons a encore eu un effet déprimant pour moi pendant trois jours : mes nycthémères ont déjà un rythme fragile en temps normal. Mardi, je n'étais pas encore remis du changement. Mardi était programmée une conférence téléphonique à midi, BST (British Summer Time). J'ai cherché sur l'Internet l'éventuelle perfidie dans la chose, n'étant plus sûr de l'heure à Paris et encore moins à Londres. En fait, le décalage d'une heure est préservé, entre les deux capitales, qui passent à l'heure d'été en même temps (il est toujours midi à Londres lorsque sonne une heure à Paris), cela en raison d'une Directive Européenne de 1981.
La perfidie était bien cachée : l'hiver le BST est égal au GMT (Greenwich Mean Time). Il se décale d'une heure par rapport au GMT en été, si j'ai bien compris. Il faut donc complètement oublier le GMT si on ne veut pas louper ses rendez-vous téléphoniques. Pour les Etats-Unis d'Amérique je n'ai pas encore bien tout saisi.
-- Penser à scruter dans les programmes électoraux celui des candidats qui propose un retour à l'heure du Soleil pour tout le monde.
2. Un drapeau belge à la fenêtre en guise de réponse.
Une candidate veut imposer le port du drapeau tricolore à sa fenêtre le 14 Juillet afin de montrer que chacun est fier de sa francitude. Je n'ai rien demandé de tel. Si l'on fonde une partie de son identité sur la culture et les attachements personnels à une histoire ou à une langue, je crois que je choisirais un drapeau belge. Marguerite Yourcenar et Maurice Grévisse, via leurs livres, m'apportent actuellement en matière de francitude bien davantage que la criarde Marseillaise.
-- Penser à regarder les perspectives d'emploi et le prix des loyers à Bruxelles pour une expatriation prochaine.
3. L'ordre et l'autorité.
Il faisait beau à Paris aujourd'hui. Je traînais dans le Forum des Halles. Il y a une terrasse qui surplombe un petit carrousel pour enfants -- des chevaux de bois -- sur une esplanade où s'exercent aussi de jeunes jongleurs. Je regardais tout ce petit monde bien ordonné. Le talent des jeunes jongleurs qui montraient, gratuitement, un spectacle : jouer avec des balles de jonglage. Les passants, respectueux, s'arrêtaient quelques instants, souriaient aux jongleurs. Le Soleil allait bientôt se coucher à l'ouest : il éclairait l'église Saint-Eustache. On était bien.
Quatre policiers, en uniforme, arrivèrent à pied, sans raison. Ils passèrent, l'air suspicieux, entre les jongleurs. Des balles tombèrent. L'atmosphère se tendit, devint lourde. Les policiers interrogeaient du regard les présents : « Quoi, vous avez quelque chose à vous reprocher ? ». Ils finirent par partir.
-- Penser à répéter que l'autorité est insupportable.
4. J'ai terminé ce matin la lecture du « Liseur », de Bernhard Schlink. Ce livre, qui m'a été offert par mon ancien chef, raconte l'histoire, à l'issue de la Seconde Guerre Mondiale, d'une femme allemande qui a exercé une fonction de surveillante dans les camps de concentration.
Le livre montre deux périodes de la chose, pour résumer. Durant la première période -- en guerre -- la femme est encore illettrée et sert aveuglément l'extermination à laquelle elle est assignée. Durant la seconde, après la guerre elle apprend la langue écrite -- pendant sa détention suite aux crimes commis. C'est le narrateur du roman, qui écrit à la première personne, qui a appris à lire et à écrire à la femme en prison. A la fin de sa détention, des années et des années après la guerre, la femme a sur les rayons de sa bibliothèque, en prison, des livres de Primo Levi, et autres. Je cite (Folio 3158, p. 228) le livre sans porter de commentaire: « [...] les témoignages des victimes jouxtaient les souvenirs de Rudolf Höss, le livre de Hannah Arendt sur Eichmann à Jérusalem et des ouvrages historiques sur les camps de concentration. »
-- Penser à utiliser la culture comme une arme de combat, même si le raccourci est simple.
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| « Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis. »
Francois Villon
« Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous en serons au temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur »
Le blog de Guilll vous regarde
Le portrait de Guilll vous a à l'oeil
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