J'écoute : Radio Classique Je regarde : mon écran Je lis : le Grevisse, treizième édition Je joue : à regarder le plafond Je mange : léger le soir, moins léger le midi Je bois : de l'eau Je cite : Desproges : "Marguerite Duras n’a pas écrit que des conneries… Elle en a aussi filmées" Je pense : à des trucs cochons (mis à jour mercredi 24 octobre 2007 à 01:09)
Ce que je croyais être un séminaire de travail de trois jours dans le Sud de la France sera en fait trois jours de presque farniente.
La boîte a visiblement trop de fric, et a décidé d'organiser un petit séjour de "Team Building". Au programme, jeux sur la plage (!), discothèque, et quelques petites conférences.
Lors du dîner "de gala" (re !) une tenue blanche sera exigée. J'ai bien des chemises blanches, mais il va falloir que je trouve un pantalon. Où vont-ils chercher ce genre d'idées ?
Cerise sur le gâteau, il est prévu que l'on soit deux par piaule (genre Club Med).
Je n'ai jamais croisé le collègue qui partagera la chambre, mais j'ai vu aujourd'hui sa photo sur l'annuaire... et... et bien... je crois que je vais emporter un peu de matériel au cas où !!!
En même temps que la réunion au sommet du Président et de la Chancelière, un petit épisode amusant ce soir.
J'attendais mon métro à Pont-de-Neuilly tout à l'heure, quand un jeune homme blond et athlétique s'approche de moi. Il me demande avec un léger accent allemand comment aller à la Gare d'Austerlitz. Je lui indique l'itinéraire brièvement.
Il semblait un peu perdu, et me dit :
" - Il faut que je prenne le dernier train pour Jouy-en-Josas qui part d'Austerlitz, sinon je passe la nuit à Paris.
- Ah bon, et à quelle heure est ce dernier train ?
- Vers 22h30."
Il avait largement le temps de l'attraper, ce dernier train, même s'il regardait souvent sa montre.
Une fois dans la voiture du métro, je le questionne, et il s'avère être - hasard - un étudiant allemand de troisième cycle dans l'Ecole que je fréquentais il y a de cela une bonne dizaine n'années ; il devait rejoindre le campus pour la nuit. Nous discutons donc de cette Ecole commune, le temps du trajet. Il se trouve - hasard encore - que je n'habite pas loin de la Gare d'Austerlitz ; j'ai donc pu le guider presque jusque dans le train qui l'amènerait à Jouy-en-Josas.
A la fin, il me dit merci ; on se serre la main. Et il me répète : heureusement que je vais pouvoir prendre mon train, sinon je passais la nuit à Paris !
Bah, s'il n'avait pas su où coucher à Paris, j'aurais pu trouver une solution, dans le droit fil de l'amitié entre les peuples !
Sur l'autre site où j'interviens très régulièrement (et n'est pas un site de rencontres et encore moins un site gay), on a décidé d'organiser un dîner pour que les intervenants se connaissent dans la vraie vie.
L'Internet est vraiment magique lorsqu'il nous fait basculer du virtuel vers le réel.
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En deux mots, le PTZ va être sucré et on ne pourra que "partiellement" déduire les intérêts !!!
Autrement dit peau de balle !!!
Ceux qui pensaient que l'immo allait rester au plus haut avec les mesurettes du Nain peuvent déjà se préparer au pire.
En plus, ce type d'annonce crée un attentisme dévastateur pour les biens en vente.
On rappelle que ce type de mesure ne peut être mis en place que par la loi de finance, établie au mieux à la fin de l'automne prochain ou au début de l'hiver.
Entre temps, les taux variables ont presque doublé. les dossiers "limites" ne pourront plus être bouclés.
La rentrée de septembre va donc être sanglante pour les vendeurs. Restons locataires !
Les notes prises par le Nain le soir du débat avec Ségolène Royal
Ce truc circule actuellement sur les messageries Internet.
"Vous avez sans doute regardé le débat à la télé mercredi soir ? Vous n'avez pas manqué de remarquer que Sarkozy a pris beaucoup de notes. Eh bien figurez-vous que j'étais moi-même hier soir sur Paris dans les locaux de la télé, et que j'ai eu la chance de récupérer sa feuille de notes (sacré coup de pot).
Ne loupant jamais une occasion de faire profiter tout le monde de mes infos, je vous joins ce document exclusif (dont je compte d'ores et déjà vendre l'original sur ebay).
- 1,2 kg de viande de boeuf (carrés coupés gros)
- 1 kg de pommes de terre
- 300 g de poitrine demi-sel
- 1 citron
- 2 grosses carottes
- 2 gros oignons
- 50 g de beurre et de l'huile d'olive
- 1 litre de vin rouge (une bouteille et un fond)
- 1 cuillère à soupe de farine
- 1 livre de champignons de Paris frais
Faire mariner la viande avec le fond de vin rouge et les oignons (quelques heures). La marinade n'est cependant pas nécessaire si l'on est pressé par le temps.
Couper les carottes en grosses rondelles, couper le lard en gros dés.
Dans la cocotte minute, faire fondre le beurre et ajouter l'huile d'olive. Quand le mélange est très chaud, passer vivement les morceaux de viande, au préalable farinés. Ne pas hésiter à saisir longtemps la viande, même irrégulièrement.
Quand l'ensemble est brûlant, ajouter le reste de vin rouge, puis le reste de la marinade et les carottes, marinées ou non.
Ajouter le citron pelé et coupé en deux, les dés de lard, et selon l'inspiration un peu d'eau fraîche. Laisser 50 minutes à feu moyen, après le sifflement de la cocotte minute refermée. Il faut la secouer de temps en temps. Tous les quarts d'heure.
Rouvrir la cocotte ; rectifier le fond de sauce avec de l'eau si nécessaire.
Ajouter les champignons coupés en grosses rondelles de 5 mm. Refermer la cocotte et faire cuire encore 2 minutes après sifflement.
Rouvrir. Servir avec les pommes de terre que l'on aura fait cuire à part, à la vapeur. Et les restes, on peut les faire réchauffer, c'est encore meilleur !
L'on a vu que Nicolas Sarkozy est en vacances sur un yacht depuis hier.
Je veux bien que NS prenne du repos. Le problème est qu'il est avec son fils Louis âgé de dix ans. Or il me semble que le lundi 7 mai n'est pas un jour de congé pour les écoles.
- Est-ce un bon signal à adresser au pays que dire : "Voilà, je me fiche des calendriers scolaires, de l'école obligatoire, et j'emmène avec moi mon fils, alors qu'il devrait être à l'école" ?
Autre question : il semble que le yacht appartienne à une société de l'empire Bolloré. Cette société de droit monégasque a visiblement pour objet social de louer des yachts, dont la Paloma.
Prêter gratuitement et sans contrepartie un bateau ne semble pas faire partie de l'objet social de la société. Il me semble que cela relève en droit français de l'abus de biens sociaux. Le bénéficiaire de telles largesses est dans ce cas coupable de recel d'abus de biens sociaux.
- Le droit monégasque est-il différent du droit français ?
L'est chouette, la Paloma, non ? Un peu cliquante quand même.
- Le Maître et Marguerite, Mikhaïl Boulgakov
Depuis le temps qu'on m'en parle.
- Prédateurs, Maxime Chattam
Parce que j'aime bien les gros romans à suspense et que des fois Maxime Chattam n'écrit pas trop mal.
- La Dernière Fille avant la Guerre, Chloé Delaume
On m'a dit beaucoup de bien de l'auteure ici.
- Dernier Tango à Buenos Aires, Gérard Delteil
Un des romans de Gérard Delteil que je n'avais pas encore.
Petit truc amusant : c'est un exemplaire d'occasion que j'ai acheté, et il y a en page de garde une dédicace manuscrite de l'auteur : "Pour Alexandra, bon voyage en Argentine Cordial souvenir de la Bastille 2001 G Delteil" J'imagine que l'Alexandra en question a rapido refourgué le bouquin chez Gibert pour gagner trois ronds.
J'ai un voisin dans le quartier. Un voisin dont la fenêtre de la cuisine donne presqu'en vis-à-vis sur la fenêtre de ma chambre.
Ce voisin se promène nu chez lui lorsqu'il fait beau.
Il récure son évier nu, la fenêtre ouverte. Il fait monter chez lui ses rencontres d'un soir : des petits minets comme lui.
Le garçon a un beau corps : musclé, fesses fermes (à en juger par le regard).
Et ce garçon nage souvent à la piscine des Halles. Ce soir, il était dans le bassin, puis dans les douches. Corps bien dessiné, pour autant que je pus le voir.
Après avoir voté, en tout début d'après-midi, ce fut piscine, puis retour à la maison pour lire quelques pages du roman en cours.
Le rendez-vous était donné chez Elise et son ami pour la soirée électorale. A 19h, nous échangions nos points de vue. La victoire de Ségolène Royal était encore possible, mais au fil des minutes il nous fallut nous rendre à l'évidence : cela ne sera pas possible.
Un couple d'amis arriva, mine défaite. Nous ouvrîmes quelques bouteilles -- pas de champagne !!! -- pour passer le temps.
De toutes les rues commençait à gronder la foule venue acclamer à Concorde celui qui deviendrait Président de la République.
A 20h, tout était perdu. Restait à contempler l'ampleur de l'arrogance de l'adversaire.
Oui : un Nicolas Sarkozy, sûr de lui, entre Neuilly et Passy, qui prend le temps de dîner avenue George V. Qui ne se déplace que dans les beaux quartiers de Paris. Qui prend pour lui seul et ses berlines les allées du Jardin des Tuileries, traditionnellement réservé aux piétons. Qui convoque des nuées de policiers pour protéger son petit corps paranoïaque.
Un Nicolas Sarkozy qui a réservé trois boîtes de fils de famille à la mode -- où son fiston a ses entrées parmi les happy few -- toutes rive droite, pour y célébrer le mauvais goût, le pouvoir de l'argent et l'arrivisme.
Tout l'étalage, Place de la Concorde des vedettes dignes de TF1. A la télévision, Bernard Tapie. Toute la vulgarité des Sarkozystes, à demi nus dans les fontaines de la Place. Toute la honte bue de Cécilia Sarkozy qui s'offre au plus offrant.
La tirade sur les enfants handicapés est une saine colère. J'en ai pleuré.
Pourtant je ne l'aimais pas, au début. Mais tout au long de la campagne, elle a évolué. Elle a appris à parler, elle s'est épanouie, malgré les attaques dures.
Alors, d'un vote anti-Sarkozy, j'en suis maintenant à un vote pour Ségolène Royal.
En plus, j'aime bien son tailleur. Je veux le même.
Je mets cet article aujourd'hui, qui sera entouré de brins de muguet. Je préfère le voir parmi les fleurs plutôt qu'enfoui sous les commentaires sur le débat à venir.
« Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis. »
Francois Villon
« Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous en serons au temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur »
Le blog de Guilll vous regarde
Le portrait de Guilll vous a à l'oeil
Le tableau du fond de l'écran est mis ici avec la très aimable autorisation de l'artiste, qui en conserve tous les droits de copie : Michel Giliberti.