31/07/2007Rencontre amusante Vers 14h j'ai eu ici un message d'un visiteur anonyme extérieur au site qui dit m'avoir reconnu au vu des photographies que j'ai sur mon portrait. Il m'a bien reconnu, en effet, car il m'a apostrophé par mon patronyme de la vraie vie.
J'ai mis un peu de temps à comprendre qui il était. Il s'agit à l'arrivée d'un ancien camarade de lycée. Je ne l'avais pas croisé depuis plus de dix ans. A l'époque, je n'étais pas bien sûr de mon orientation sexuelle -- cela a bien changé, depuis. Après un échange de numéros de téléphones, je l'appelle et nous fixons rendez-vous dans un pub du quartier.
J'ai donc revu R* ce soir après toutes ces années. Comment a-t-il connu GA ?
Pas plus tard que ce matin il a croisé deux de ses étudiants (mon camarade est professeur dans une classe préparatoire du quartier). Il leur demande pourquoi ils ne sont pas partis en vacances. Ils lui répondent :
" Parce qu'on passe du temps sur GA et que nous voulons rester à Paris pour les rencontres.
- Sur quoi ? demande mon camarade.
- Sur Gay Attitude !".
Du coup, mon camarade R* se connecte ici, par curiosité envers "Gay Attitude" et... tombe par hasard sur mon portrait alors que j'étais en ligne.
Revoir ce soir R* a été très agréable. Il m'a dit que je n'avais pas changé depuis toutes ces années. Je ne sais pas comment je dois le prendre.
28/07/2007Après-midi à Paris Lever tardif, petit déjeuner simple.
Ensuite, direction la piscine des Halles. Sur le chemin, je croise un GAien que je ne connais pas dans la vraie vie : je l'ai juste reconnu aujourd'hui dans la rue -- à l'angle de la rue des Lombards et du boulevard Sébastopol vers 17h45 -- car j'avais déjà vu sa photo ici. C'est amusant : je dois avoir une bonne capacité pour reconnaître les gens. Cette capacité a déjà surpris quelques uns à diverses occasions. Je n'ose pas adresser la parole à ce garçon. Trop artificiel de lui dire : "- Tiens ! je crois que tu es Xxxxxx sur GA ! Mais on ne se connaît pas..."
J'ai eu la mésaventure inverse la semaine dernière. J'étais assis il y a une dizaine de jours pas trop loin d'un garçon dans un bar, dont le comportement m'avait intéressé. Quelques temps après, je vois son profil sur GA. Je lui dis -- sur le chat de GA -- l'avoir vu dans tel bar. Il ne semble toujours pas comprendre pourquoi, ni comment j'ai pu me souvenir de lui. C'est que je suis physionomiste et observateur ?
Après la piscine, où il n'y avait pas trop de monde, retour à pied vers chez moi. Je passe devant le carrousel de chevaux de bois qui tourne dans le jardin des Halles. Là, comme toujours, s'exercent deux ou trois jongleurs. Dont un qui me plaît beaucoup. Vingt-cinq ans environ. J'en ai parlé brièvement dans un de mes articles de début avril. Le jongleur en question -- toujours là -- , au milieu de ses deux camarades, est très fin, toujours habillé en noir (jeans noirs, débardeur noir, chaussures noires). Il est brun coupé court. Il fait ce qu'il veut des trois balles de jonglage blanches. Et il reste là des heures et des heures à s'entraîner. Tout cela est beau, gratuit. Tout cela est du talent.
Arrivé au coin de mon immeuble, devant la très bonne librairie au courant de toutes les nouveautés, je me dis qu'il faut que j'épaississe ma bibliothèque de vacances. J'entre. Le gérant, toujours aimable, me salue. Je farfouille parmi les romans policiers qui viennent de sortir, je fais le choix du dernier Barcelo, auteur canadien d'expression francophone que j'adore. Je me réjouis à l'avance de le lire, face à la mer.
Un téléphone portable sonne. C'est celui d'un garçon d'une beauté magnifique, dans le fond du magasin. Visiblement c'est sa copine qui l'appelle. Il lui dit : "- Ecoute, tu me déranges. Je te rappelle dans cinq minutes." Le garçon avait à la main un livre de poche de la collection Poésie NRF chez Gallimard. Je n'ai pas pu voir le titre, mais le fait que le superbe garçon préfère la poésie à sa copine me rend plus optimiste quant à la condition humaine.
Voilà un après-midi à Paris, où les jongleurs talentueux et les jeunes hommes férus de poésie me font dire que décidément, on n'est pas complètement dans un Monde de merde, et qu'il y a espoir !!! Et que Barcelo, plein de talent avec ses mots durs, va me faire encore bien rire.
Polémique !!! Il y a ici un groupe qui dit "non" à la Gay Pride.
On rappellera que quels que soient les participants, même s'il n'y avait que deux drag-queens présentes dans un rassemblement d'un million d'autres personnes, les images rapportées à la télévision ne porteront que sur ces deux drag-queens.
Le problème n'est pas la Gay Pride, mais les stéréotypes que portent sur nous les médias majoritaires, avec leurs a priori. Le problème ce n'est pas nous ; le problème c'est l'hétéronormalité. Ce n'est pas à nous de changer, mais aux a priori des médias majoritaires de changer.
Il faut donc continuer les Gay Prides telles qu'elles sont. Et il faut aussi faire bouger les choses pour que l'hétéronormalité véhiculée par les médias change. Lorsque l'on interroge les Français sur la question de l'homosexualité, la majorité y est favorable ou indifférente. Et c'est bien.
Le problème vient du prisme des médias.
Je cite de mémoire Bruno Masure. Lorsqu'il demandait à ses reporters des images sobres de la Gay Pride (et c'est la majorité des participants, des gens comme vous et moi), il recevait des images "du Carnaval de Rio".
Les sous-fifres des médias chargés des reportages sur le terrain voient la paille dans mon oeil, mais pas la poutre dans mon...
Et nous, drag-queens, travestis, petits pédés en débardeur ou en costume-cravate : ne changeons pas !!!
27/07/2007Un gentil garçon qui m'aborda via la messagerie. "Je viens de prendre le temps de découvrir votre blog, objet rare d'acuité, de curiosité et de culture. Tout cela avec un détachement qui n'arrive pas à lacher prise. J'aime ce balancement entre être dans cette course de la modernité "apparente" du chiffre surtout quand il se veut international et donc global pour ne pas écrire glouton, et cet effacement dans les lignes des autres et les musiques qui nous ramènent à l'universalité du bien après l'on court.
Il y a du Léon-Paul Fargue dans vos errances ou vos habitudes qui rend ce temps et Paris aux visages que nous y croisons pour peu que l'on prenne le temps de les voir autrement qu'avec des gestes brutaux de désirs dans nos yeux.
Je pourrais continuer, tant vos commentaires me paraissent faire écho à ceux que je pourrais livrer. Trop sage ou trop contraint je ne sais, je vous envie cette impudeur des mots dans cette carapace de délicatesse à l'égard de l'autre.
Voilà juste pour saluer une "découverte" qui nous sort du ronronnement arrogant des réussites du business world.
Continuez."
Qu'il s'inscrive sur GA, enfin, on ne va pas le manger !
24/07/2007Art capillaire J'ai décidé de changer un peu ma coiffure. Du coup, je laisse pousser mes cheveux pour donner de la matière brute à travailler pour le coiffeur.
Le problème : je ne sais pas bien quel style me conviendrait. Ni dans quel salon me rendre. Je crois que vais attendre la fin de mes vacances, pour que les cheveux soient encore plus longs, et pour que je puisse me faire une idée correcte du but à atteindre.
Sinon, je rase tout !!!
23/07/2007Il faut lutter tous les jours Définition trouvée dans le dictionnaire Le Petit Robert :
HOMOSEXUEL, ELLE. n. (1891 ; de homo- et sexe). Personne qui éprouve une appétence sexuelle plus ou moins exclusive pour les individus de son propre sexe. (V. Inverti). Un homosexuel. V. Pédéraste.
Voir pédéraste.
L'édition de 1988 du Petit Robert, dictionnaire écrit sous la responsabilité d'Alain Rey, régulier intervenant sur la radio de service public France Inter, nous dit qu'être homosexuel renvoie à cette notion : pédéraste. Comme quoi, tous les combats ne sont pas finis.
19/07/2007Les Vélibs
Oh oui, ils sont cools, les Vélibs. Ce sont les bras armés de Delanoë et de Hulot contre les 4X4.
Sauf que les Vélibs, avec leurs phares blancs qui font penser à une certaine Occupation, ne sont pas si gentils que cela. Ils ne connaissent rien au Code de la route. Comme ils sont cools, il ne s'arrêtent ni aux feux rouges, ni aux passages cloutés : ils foncent.
Avec les wouatures, au moins, nous - piétons - avions établi des règles. Elles circulent sur la chaussée, on les voit venir de loin. Souvent, on n'est pas d'accord avec elles. Mais les règles ont fixé les limites de la liberté de chacun. C'est une question importante de vie en société. Cela évite que l'on se tape sur la gueule.
Les Vélibs circulent partout et de préférence sur les trottoirs. L'on est forcé de toujours tourner la tête derrière soi pour savoir si une meute de Vélibs ne va pas vous emboutir par derrière. C'est pire que sur les pistes de ski alpin. C'est pire que dans les couloirs de natation un mardi soir à la piscine des Halles.
Alors je le dis : les Vélibs sont les rats roulants de Paris. Après les rats tout court et les rats volants que sont les pigeons.17/07/2007Impossible de scroller le JDI jusqu'en bas La descente s'arrête ici :
J'en déduis qu'un certain "LORACLE" (qui est-ce ?) a dû mettre un contrôle automatique sur son bouzin du jour ; et ce contrôle bloque mon ordinateur. 15/07/2007Eté Une relation commencée ce printemps a désormais évolué vers une amitié.
Et c'est bien.
06/07/2007Parrain Ce midi, déjeuner avec mon vieux chef qui doit partir bientôt à la retraite. Devant le plat principal, verre de bordeaux à la main, il m'a parlé de sa carrière, de ses exploits et de ses échecs. Il devra bientôt passer le relais.
Pour une fois, je le voyais détendu. Il m'a parlé de sa maison de Biarritz où il se retirera bientôt. Il n'aime pas le métier tel qu'il a évolué récemment, il regrette le temps passé. C'est un vieux de la vieille, mon chef. Il a un patronyme italien qui tue : il partage son nom avec celui d'une marque de voitures italiennes de prestige. Il me parraine dans la vie des affaires.
Aujourd'hui, donc, il était détendu. Après le déjeuner, il a pu utiliser à son profit les notes et les mémos que je lui avais préparés depuis quelques semaines avec acharnement, pour briller lors de la conférence qui se déroulait au Ministère.
Je l'aime bien, finalement, mon vieux chef. Même s'il a pu me faire chier par moments.
04/07/2007Pour des raisons légales de protection des mineurs, cet article n'est accessible qu'aux inscrits. Vous pouvez vous identifier si vous êtes inscrit, ou vous inscrire si vous êtes majeur. 03/07/2007Lauriers Ma nièce a eu le bac aujourd'hui, avec une belle mention.
02/07/2007Un week-end argenté en plusieurs points
1. Les résultats des tests sont satisfaisants. Les hôpitaux de Paris sont une institution qu'il faut conserver à tout prix.
2. Le trajet Paris-Lyon en TGV est très court. Il faut sauvegarder coûte que coûte le service public de la SNCF.
3. Fourvière à Lyon est un endroit magnifique. Penser que la basilique comporte des blocs de pierre qui ne furent pas entièrement sculptés, faute d'argent. Le profane n'y voit rien, mais une fois renseigné, l'on remarque tout cela.
4. Une bague en argent, sculptée à la main, c'est pour la vie. Alors il faut bien la choisir.
4 bis. Vers la rue de l'Arbre-Sec, des petits restaurants pédés qui tiennent leur rang et méritent une médaille d'argent, avec des petits prix.
5. Préf'Mag, avec une photo argentique, a décidément des couvertures qui font se retourner dans la rue.
6. Penser à prendre une grande couverture, la prochaine fois. Pour mieux dormir dans les bras du petit loup.
7. Paris-Lyon, ce n'est pas qu'une question d'argent. Pour éviter la rue, l'on se crée une belle couverture de laine pour visiter son amant.
Et la vie est belle !
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| « Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis. »
Francois Villon
« Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous en serons au temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur »
Le blog de Guilll vous regarde
Le portrait de Guilll vous a à l'oeil
Le tableau du fond de l'écran est mis ici avec la très aimable autorisation de l'artiste, qui en conserve tous les droits de copie : Michel Giliberti. |