J'écoute : Radio Classique
Je regarde : mon écran
Je lis : le Grevisse, treizième édition
Je joue : à regarder le plafond
Je mange : léger le soir, moins léger le midi
Je bois : de l'eau
Je cite : Desproges : "Marguerite Duras n’a pas écrit que des conneries… Elle en a aussi filmées"
Je pense : à des trucs cochons
(mis à jour mercredi 24 octobre 2007 à 01:09)

30/11/2007

30/11/07 - 01:43

Comptes en banque



Cet après-midi, rendez-vous à ma banque. Je n'y vais que très rarement. D'habitude, je fais les opérations simples de placements via l'Internet, tout seul comme un grand. Ou bien je fais des sauts ponctuels au guichet pour quelques bricoles.

Cela faisait trois ans que je n'avais pas eu un rendez-vous avec le banquier. Les conseillers n'étaient pas dispos, c'est le directeur de l'agence qui s'est collé pour me voir aujourd'hui.

J'avais en tête de diversifier mon épargne, tout en la protégeant de différentes façons.
- La rendre moins vulnérable à la crise de confiance actuelle sur les marchés financiers causée par les défauts des emprunteurs subprimes aux Etats-Unis d'Amérique.
- La protéger d'une éventuelle inflation si celle-ci revient au goût du jour suite aux manoeuvres hasardeuses toujours possibles de la Federal Reserve.
- Profiter de la hausse récente des taux à court terme sur la zone euro.
- Me mettre en position de profiter de la baisse éventuelle à venir de certains actifs de placement.
- Minimiser les frais de gestion.
- Etudier la fiscalité de tout le bazar.

Je n'aime pas spécialement l'argent en tant que tel. Mais depuis de nombreuses années - presque depuis tout petit en fait - j'ai l'habitude de ne compter que sur moi-même. A ce titre, je suis incapable de dépenser toute ma paie, et je constitue une épargne de précaution qui enfle au fil des ans, mois après mois.

Il était temps que je fasse un point sur mes objectifs, sur la stratégie à mener.

Quand on est marié, père de famille, sûr de toucher une retraite et que l'on ne recherche pas la mobilité géographique et que l'on est augmenté régulièrement, c'est presque simple de gérer tout cela. On achète sa résidence principale, on s'endette. Le paiement des mensualités fait office d'épargne forcée. On a des déductions d'impôts, le prix de la baraque suit l'inflation, on fait quelques placements pépères à droite et à gauche, et on arrive à la retraite sans heurts.

Quand on est un pédé parisien trentenaire qui surnage dans une ville marquée par la spéculation immobilière c'est moins simple. Certes je ne me plains pas de ma situation. Mais il faut être réactif, souple, se renseigner dix fois, agir avec prudence, essayer d'anticiper les hauts et les bas.
Encore une fois, le plus simple serait de finir à zéro en compte en banque. Tout claquer, se dire : "Et puis zut, au moins on en profite !", ce qui est pris n'est plus à prendre. Mais j'en suis incapable.

Dans le petit bureau du directeur de l'agence, cet après-midi, j'ai fait des placements que je crois judicieux à défaut d'être révolutionnaires. Toujours avec le maximum de sécurité car je suis pessimiste de nature.


J'admire les gens qui prennent des risques, qui vivent sans souci du lendemain. Je ne suis pas comme ça. Un jour, peut-être.

28/11/2007

28/11/07 - 23:11

La conne de Hotmail




Depuis quelques jours, quand j'ouvre ma messagerie Hotmail, j'ai le droit à un speech de la connasse dont la photo est ici reproduite.

Ca commence par un "Bonjour !!!" horripilant suivi d'une rengaine destinée à me faire adhérer à des services dont je n'ai pas besoin.


Qu'elle aille au diable.

27/11/2007

27/11/07 - 22:00

Des livres


J'ai, ce soir, fini de dépenser chez Gibert les chèques-cadeaux du comité d'entreprise accordés pour les fêtes de fin d'année.

Ces chèques-cadeaux m'ont permis en tout d'acheter deux eaux de toilette (Egoïste Platinum de Chanel pour tous les jours et Eau du Coq de Guerlain pour les moments d'exception) et des livres.



La liste des livres achetés aujourd'hui est la suivante :

1. "Sauvageons" de Benjamin Berton
Je ne connais pas cet auteur, mais il a reçu le prix Goncourt 2000 du premier roman. Au vu des premières pages, ça a l'air pas mal.

2. "Le Vengeur des Catacombes" de P.J. Lambert.
Un bon polar, on dirait. Prix du Quai des Orfèvres 2008. Cela me devrait distraire.

3. "La Grande Poursuite", en Folio d'occasion, de l'excellent Tom Sharpe.
Sharpe, un Anglais comme je les aime, après la saga des Wilt.

4. "L'Ame du Mal" de Maxime Chattam.
Des fois, Chattam écrit bien.


Lire tout cela dans le froid de l'hiver entre Noël et le Jour de l'An.

27/11/07 - 01:55

Mon boulot au jour le jour



24/11/2007

24/11/07 - 21:52

Une semaine en quelques points






-. Dimanche soir, belle soirée, quoique trop courte.


1. Lundi matin en mode lever très matinal. Chopé un métro ligne 1 à Saint-Paul après avoir traversé la Seine. La grève des transport a - au final - été pour moi l'occasion pendant quelques jours de me lever tôt, d'avoir des vraies journées. Passer du 5è arrondissement au 4è à 6 heures du matin pour attraper le métro dans le froid et la nuit : cela me fait des bons souvenirs, finalement.
Dans ces circonstances, on voit Paris, la Seine, l'arrière de Notre-Dame sous un autre angle qui n'est pas désagréable.

Il faudrait que je me force à me lever tôt plus souvent, même lorsque le trafic de la RATP est normal.


2. Mardi, grande conférence annuelle avec nos clients bancaires. J'avais deux présentations à faire, devant tout un parterre. La conférence se déroulait dans un amphi pas loin de l'Opéra Garnier, côté boulevard Haussmann.

Pour être sûr d'y être à l'heure, je suis parti de l'appart' à 7h30 - à contre coeur pour des tas de raisons -, puis ai marché sur les quais rive gauche, depuis la hauteur de Notre-Dame jusqu'au Pont des Arts. Pris la Cour Carrée du Louvre, suis remonté dans les Jardin du Palais Royal vers la Bourse. Une demi heure de marche en tout : j'arrivai tout frais à l'endroit de la conférence.
Tout s'est bien déroulé. J'ai revu des anciens collègues que je n'avais plus croisés depuis des années. Je devrais, je crois, essayer de les voir plus souvent.

Journée satisfaisante, avec malgré tout en ligne de mire la crise de confiance mondiale qui frappe les établissements financiers suite au naufrage des prêts immobiliers accordés aux emprunteurs subprime étasuniens.


3. Mercredi : rien, juste une conf' call avec un de mes correspondants expatrié à Londres. Merci au télétravail de circonstance.


4. Jeudi, une réunion constructive avec des contacts professionnels qui réfléchissent à des nouveaux produits astucieux. Excellent déjeuner dans le bistrot habituel près des Champs (ce n'était pas moi qui payais).

J'ai bien aimé discuter avec ces contacts qui sont davantage des amis que des relations professionnelles.


5. Vendredi consacré à l'organisation du boulot pour les mois à venir. Contacts avec mes chefs. Définition d'un plan de travail. Je constate que je suis toujours aussi libre de faire ce que je veux dans le taf'. Pourvu que ça dure.

Le soir, dîner trimestriel du Forum où-je-suis-quand-je-ne-suis-pas-sur-GA et qui n'est absolument pas un Forum gay. Les participants étaient tous agréables comme d'habitude, et j'ai revu avec énormément de plaisir les amis très chers que je me suis faits sur ce Forum.

Nous avons fini la soirée chez l'un d'eux, dans son superbe appartement près de l'Etoile, un excellent whisky à la main. On a connu pire.


6. Aujourd'hui, quelques courses, achat d'eau de toilette - le flacon d'eau de toilette habituelle Chanel Egoïste Platinum était presque vide -, puis natation à la piscine de Pontoise à deux pas de l'appart'.

Et quelques e-mails à l'instant pour organiser la journée de demain qui semble à tous égards très prometteuse. Puis coup de fil à mon frère aîné à l'instant pour prendre des nouvelles.


On fait aller.

16/11/2007

16/11/07 - 23:07

Guilll est claqué


Je me suis levé aujourd'hui à 5 heures du matin pour attraper un des premiers métros à Saint-Paul, direction La Défense. Le but du jeu était de me rendre au taf, dans une rame pas trop bondée. Essai concluant.
Cela faisait deux jours (mercredi et jeudi) que je bossais depuis chez moi en autiste.

Retour vers 22 heures, avec une rame pas trop bondée non plus.

Je n'ai pas vraiment d'idées sur le fondement des revendications des salariés qui font grève. Je ne veux pas avoir d'idées ; de toute façon les décisions ne dépendent pas de moi. Les grèves sont des choses contre lesquelles je ne peux rien. Inutile de m'agiter en tous sens, soit pestant, soit applaudissant les actions.

Les grèves sont une occasion de voir la ville sous un autre angle. Jamais, en temps normal, je ne suis au bureau dès 6 heures et demie du matin. Je devrais pourtant me forcer à me lever tôt, parfois, le matin, pour traverser la Seine dans le froid, et choper un premier métro à Saint-Paul ou à Hôtel-de-Ville. A cette heure-là, la ville a une autre physionomie. Elle est encore endormie, même si c'est une banalité de dire cela.


Je ne m'étais pas habillé en costard, craignant cohues et heurts. De cohues et heurts, il n'y eut point. Amusement de constater que mes collègues étaient aussi habillés d'un pantalon de toile de coton, d'une chemise et d'un petit pull à col boutonné.


Après le casual Friday, le Strike Wear ?


Et puis comme promis, une photo de chat au moins aussi tartignole que celles des autres blogs, et qui n'a rien à voir avec le sujet de l'article. Il ne faut pas perdre les habitudes.


15/11/2007

15/11/07 - 03:18

Prédiction


L'on m'a prédit, main dans une main, que je finirai ma vie en Afrique, bien accompagné. Et que cette vie, je la finirai à écouter de la musique classique.


Pourquoi pas.

15/11/07 - 02:42

Comprenne qui pourra






By the rivers of Babylon, there we sat down
ye-eah we wept, when we remembered Zion.
By the rivers of Babylon, there we sat down
ye-eah we wept, when we remembered Zion.
When the wicked
Carried us away in captivity
Required from us a song
Now how shall we sing the lord's song in a strange land
When the wicked
Carried us away in captivity
Requiering of us a song
Now how shall we sing the lord's song in a strange land
Let the words of our mouth and the meditations of our heart
be acceptable in thy sight here tonight
Let the words of our mouth and the meditation of our hearts
be acceptable in thy sight here tonight
By the rivers of Babylon, there we sat down
ye-eah we wept, when we remembered Zion.
By the rivers of Babylon, there we sat down
ye-eah we wept, when we remembered Zion.
By the rivers of Babylon (dark tears of Babylon)
there we sat down (You got to sing a song)
ye-eah we wept, (Sing a song of love)
when we remember Zion. (Yeah yeah yeah yeah yeah)
By the rivers of Babylon (Rough bits of Babylon)
there we sat down (You hear the people cry)
ye-eah we wept, (They need that ???)
when we remember Zion. (Ooh, have the power)

15/11/07 - 00:19

Gerboulade





Ayè.

Le picrate infâme de cuvée 2007 est officiellement en vente depuis minuit. Mal à la tête et mal au bide assurés.

A part du pastis, je ne crois avoir jamais rien bu de pire que du beaujolais primeur. Cette année, comme les autres, je vais m'abstenir de goûter ce truc abject.

J'imagine cependant qu'il y aura une "animation beaujolais" demain midi à la cantine... Donc bonne raison pour travailler de chez moi et ne pas mettre les pieds au bureau sous prétexte des grèves.


Mais j'ai entendu à la radio qu'en 2007, pour la première fois, il y aurait du beaujolais primeur rosé. Hum, par pur goût pour la décadence, je crois que je vais me laisser tenter...

11/11/2007

11/11/07 - 03:22

Le film pédé du mois




J'ai été voir cette semaine le truc de Jacques Nolot, compagnon de route de Téchiné.

Jacques Nolot, avec sa petite moustache, on le voit souvent à la terrasse des cafés du Marais.

Le film n'est pas mauvais, même si c'est un peu Radio-My-Life. Un pédé de soixante ans revient sur les bonnes heures de sa vie - elles sont rares. Ce sont des témoignages sur sa vie, une vie de pédé comme la nôtre.


Faite de bonheurs sincères et de relations tarifées.

01/11/2007

01/11/07 - 00:16

La fête des morts


Répétition un an après.

Je pense à celles et ceux qui sont partis.


 

« Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis. » Francois Villon

« Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous en serons au temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur »



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Le tableau du fond de l'écran est mis ici avec la très aimable autorisation de l'artiste, qui en conserve tous les droits de copie : Michel Giliberti.