Bruxelles, ma belle
(dr)
Je reviens d'un court séjour en Belgique chez E.
E. est un ami très cher depuis maintenant vingt ans. Nous avons tout fait, tout expérimenté ensemble.
E. habite désormais à Bruxelles, après Paris et après New-York. Il vit à Bruxelles avec sa concubine et leur nouveau né.
Je suis arrivé à Bruxelles d'un coup de Thalys vendredi soir. C'est très facile, le Thalys.
Par atavisme j'ai pris la première classe : cela date du temps où mon bureau me payait les voyages à travers l'Europe dans les meilleures conditions de train ou d'avion. Il en reste que pour mes voyages personnels j'ai du mal à voyager en seconde, même si désormais le billet est payé de mes deniers.
Passons.
E. m'attendait à la gare de Bruxelles Midi vendredi soir ; il avait son Audi 4 Quattro de fonction : tant que les avantages en nature des grosses entreprises négociés avant la crise financière mondiale durent, il faut en profiter.
Embarqués pour une soirée de début de week-end, E. et moi avons passé en revue les petites gargotes pas loin de la Grand-Place. Ces endroits où l'on sert de la lambig au pichet.
La soirée de vendredi fut tout de même raisonnable.
Samedi, ce fut un tour dans la ville, la femme d'E. étant retenue ailleurs pour d'autres obligations. Imaginez Guilll poussant une poussette (désolé pour la répétition poussive), E. à ses côtés, dans les rues de Bruxelles. Presque le petit couple pédé qui vient d'avoir un gosse. Ne manquait plus que l'épagneul, et nous aurions pu poser pour « Têtu ».
Arrêt sur la place Sainte-Catherine, ce samedi en milieu d'après-midi. Pour manger des huîtres sous un stand avec un godet ou deux de muscadet. Que ce fut bon. Puis un chocolat chaud dans une boutique qui, je crois, a l'habitude de recevoir des livraisons de tous les mondes depuis que les gens de la vieille Europe se véhiculent en bateaux dans les toutes premières colonies.
Retour à l'appartement, dans l'Audi qui en jette, sono à fond comme des cons, jouant Divine Comedy « Tonight we fly ». Ca change de Jacques Brel, hein.
Bref, tout cela a été très reposant.
Week-end complété ce dimanche par une longue promenade avec E., sa femme et votre serviteur dans une forêt agréable au nord de Bruxelles. Ce fut ensuite l'heure de reprendre le train pour Paris, après une coupette de champagne chez E. car c'était aujourd'hui l'anniversaire de sa femme.
Retour par le Thalys, toujours en première, faut pas déconner.
Signe de crise ? Presque personne dans la voiture, tant à l'aller qu'au retour, mais autant de stewards que si tout cela fût plein comme au temps pas si lointain des banquiers d'affaire qui sillonnaient l'Europe.
J'ai eu le droit au même stew à l'aller et au retour. Un choupinou certainement de la « famille », un mètre quatre vingt, mince, racé et rasé de trois jours s'agissant des cheveux et de la barbe.
- « Lionel », c'est ce qui était marqué sur son badge.
Si la crise perdure, j'irai peut-être trouver un emploi à Bruxelles, ma belle. Et fuir cette France rance.
01/03/09 - 22:41
Avec si peu de monde dans le Thalys et pour un trajet si court vous auriez pu voyager en seconde.
(en semaine, les premiers trains pour Bruxelles sont pleins de consultants et autres chargés de mission)
karedig